Différences culturelles – Renault

De l’échec Renault-Volvo au succès Renault-Nissan

La différence culturelle n’a pas toujours été le fort du groupe français. Pour preuve, l’alliance Renault-Volvo (1990) n’a duré que 3 mois ,et ce dû à un conflit culturel, dans l’organisation du travail notamment. Les suédois au delà de la peur de perdre leur indépendance, trouvent les français arrogants et suffisants. De plus, en terme d’organisation du travail, les français sont autocratiques , le système est très hiérarchisé, à l’inverse du groupe suédois qui fonctionne très différemment. Cependant, Renault s’est depuis remis en question et s’accorde mieux au niveau culturel et humain avec ses partenaires, et le constructeur le démontre de manière très explicite via la richesse de l’alliance actuelle. ( Renault , Nissan , Alpine , Dacia , Datsun , Samsung , Avtovaz et bientôt le groupe japonais : Mitsubishi !)

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L’évolution de l’alliance Renault-Nissan

En effet, l’alliance Renault-Nissan, qui semblait bancale, s’avère finalement être un succès malgré un choc culturel ainsi qu’une situation financière initiale catastrophique de Nissan qui laissait présager un avenir plutôt sombre. Néanmoins, Renault semble s’accorder à merveille avec le groupe japonais. L’alliance est, aujourd’hui, fière de nous présenter son plan de résurrection qui prévoit le lancement de 22 nouveaux produits dans les trois ans à venir puis, une moyenne de 7 produits par an.

Renault à la conquête du marché chinois

En parallèle , Renault tente de s’adapter, malgré un petit retard par rapport aux autres constructeurs internationaux , aux normes du marché chinois qui est aujourd’hui le plus actif au monde. Et pour ce faire , Renault propose les modèles SUV “Kadjar” et “Koleos” qui se rapprochent des modèles proposés par l’allié japonais (Qashqai et X-Trail ) qui lui est déjà implanté sur le marché chinois. L’entreprise compte aussi sur son contrat avec l’égérie chinoise , Fan BingBing , très populaire sur le territoire.

Enfin la Chine est investie dans le marché des voitures “zéro émission” , et l’alliance Renault-Nissan a bien su anticiper en obtenant sa licence pour lancer sa voiture électrique ( la Fluence ) qui répondrait aux besoins du marché local où la question environnementale est plus que jamais d’actualité.  En effet , Renault est perçu comme un leader dans le secteur de la voiture électrique , à tel point que le PDG de Renault s’est entretenu avec le vice premier ministre chinois qui y voit une occasion de développer son marché intérieur ainsi que de capter l’avancée technologique de l’entreprise.

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Renault dans le monde

Renault est également en train de commercialiser son nouveau modèle low-cost (Kwid) destiné en priorité aux marchés émergents (Brésil, Inde ), même si son arrivée n’est pas exclue en Europe. Son prix de départ est prévu à 4200 euros dans les marchés émergents. Celle-ci constitue un instrument de conquête avec des objectifs différents pour chaque zones géographiques. Au Brésil , dans un marché difficile où Renault a tenu le coup malgré une forte baisse du marché (-7%) grâce à son catalogue “Entry” composé du Logan , du Duster et de la Sandero2, Renault espère étendre son emprise et atteindre les 8% en 2016 (l’entreprise avait 7,1% du marché en 2014 ). Dans un marché indien en forte expansion , la marque au losange a de fortes ambitions puisqu’elle espère consolider son ancrage et atteindre les 5% du marché en 2017, un pari osé pour l’entreprise qui détient seulement 2% à la fin de l’exercice 2015.

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